Cheminements piétons

Nom complet de la mesure

Développer le réseau piéton et améliorer les cheminements existants

Objectif

Les habitants et les usagers d’un quartier ou d’une commune disposent de cheminements piétons qui leur permettent de se déplacer à pied pour se rendre au travail, pour accéder aux arrêts de transports publics et à différents services (commerces, services publics…) et pour leurs loisirs.

Les cheminements sont en nombre suffisant, connectés au sein d’un maillage fin, sans grands détours, sécurisés par rapport au trafic routier et agréables à emprunter. Toutes les routes accessibles au trafic motorisé doivent être munies de cheminements pour les piétons (trottoirs). Dans certains cas, les cheminements piétons peuvent être créés en site propre, en-dehors du réseau routier.

Les spécificités des cheminements pour les enfants et pour les personnes âgées et à mobilité réduite sont prises en compte.

Description

Les habitants empruntent chaque jour des cheminements piétons pour des raisons diverses (travail, loisirs, achats…). L’attractivité, la sécurité, la connectivité et l’accessibilité d’un cheminement mènera un individu à privilégier la marche plutôt qu’un mode de transport motorisé.

La mesure peut être divisée en deux interventions complémentaires: développer le réseau piéton et améliorer les cheminements existants.

Développement du réseau (connectivité)

Le développement du réseau piéton consiste à améliorer le maillage du réseau, c’est à dire à offrir un nombre suffisant et une bonne connectivité des cheminements piétons. Concrètement, il s’agira d’identifier et de combler les “chaînons manquants” du réseau. Dans les zones urbanisées, la distance entre deux “mailles” du réseau de devrait idéalement pas excéder 100 mètres. En d’autres termes, un piéton ne devrait pas devoir faire un détour de plus de 100 mètres. Les cheminements piétons doivent également être connectés aux espaces de loisirs et d’activité physique: places de jeux, espaces verts et infrastructures sportives.

Amélioration de l’existant

Un certain nombre de cheminements existants ne sont pas de qualité suffisante. Un recensement de ces cheminements permettra d’identifier les problèmes et de prioriser les interventions. En plus de la connectivité, abordée ci-dessus, deux critères sont particulièrement importants: l’attractivité du cheminement et sa sécurité par rapport au trafic motorisé.

Attractivité des cheminements

Les cheminements piétons doivent être attrayants à emprunter. La largeur, le revêtement utilisé, l’absence d’obstacle, l’éclairage et la limitation du dénivelé rendent les cheminements confortables. L’installation de végétation, de bancs et d’autres types de mobilier urbain, de fontaines, de WC publics et l’entretien de la chaussée améliorent son agréabilité. En outre, les nuisances sonores et olfactives doivent être limitées, ainsi que les passages souterrains (qui doivent être larges et lumineux si l’on ne peut s’en passer).

Sécurité des cheminements

Les cheminements piétons doivent être sécurisés par rapport au trafic motorisé, de manière à prévenir les accidents. Un réseau piéton sécurisé est planifié de manière à faire cohabiter les véhicules motorisés et les piétons. Ceci se traduit par de bonnes conditions de visibilité et une différence de vitesse la plus faible possible entre les voitures et les piétons.

Les aménagements suivants peuvent améliorer la sécurité des cheminements:

  • Places piétonnes et cheminements séparés des axes routiers
  • Trottoirs ou espaces larges réservés aux piétons
  • Instauration de zones 30 km/h ou de rencontre dans les zones de circulation mixte
  • Aménagement d’îlots ou abaissement de la vitesse aux abords des passages piétons

Sentiment de sécurité

Outre la sécurité objective des cheminements piétons, abordée ci-dessus, le sentiment subjectif de sécurité fait référence à l’éventuelle crainte pour les piétons de se sentir menacés par la circulation ou un éventuel risque d’agression.

Il est possible de réaliser des aménagements qui ont une influence positive sur le sentiment de sécurité. Tout d’abord, plus un cheminement est emprunté, et moins le sentiment d’insécurité sera fort. De ce point de vue, la mixité des activités dans une zone donnée a un effet bénéfique sur la fréquentation. Ainsi, la présence de piétons crée une surveillance naturelle qui a un effet dissuasif face à la délinquance et qui renforce le sentiment de sécurité. L’installation de végétations, d’éclairages publics, de mobiliers urbains et de signalétiques sont également des éléments à prendre en compte pour renforcer le sentiment de sécurité.

Bénéfices pour la santé

La pratique régulière d’une activité physique permet de:

  • Réduire les risques de développer certaines pathologies telles que les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2, l’hypertension artérielle, les accidents vasculaires cérébraux, l’ostéoporose, certains cancers et la dorsalgie
  • Prévenir le surpoids et l’obésité
  • Améliorer la qualité du sommeil
  • Réduire les risques de dépression
  • Favoriser l’estime de soi et la résistance au stress
  • Favoriser l’intégration sociale

De plus, la marche à pied est un excellent moyen de satisfaire les recommandations en matière d’activité physique pour les enfants, les adolescents, les adultes et les seniors.

Eléments à prendre en compte

Lors du développement de cheminements piétons, les éléments suivants sont à prendre en compte:

  • Recenser les points à améliorer dans le réseau
  • Développer la connectivité du réseau
  • Veiller à l’attractivité et à la sécurité des cheminements
  • Inscrire le réseau piéton dans les plans directeurs communaux
  • Consulter la population et les associations piétonnes
  • Prendre en compte les besoins des enfants et des personnes âgées et à mobilité réduite
  • Planifier l’entretien régulier des cheminements

Contexte suisse

En ce qui concerne le contexte légal, la loi fédérale sur les chemins pour piétons et les chemins de randonnée pédestre (LCPR) stipule que le réseau piéton doit être inscrit dans les plans directeurs communaux.