Informations nutritionnelles

Nom complet de la mesure

Afficher des informations nutritionnelles aisément compréhensibles sur les aliments

Objectif

Dans les commerces alimentaires, les informations nutritionnelles affichées sur l’emballage des aliments industriels permettent d’identifier rapidement les aliments sains, par exemple à l’aide de codes couleurs. Ces informations nutritionnelles sont obligatoires et sont basées sur la teneur en sel, en sucre, en graisses et en calories des aliments, par rapport aux apports journaliers recommandés.

Description

Habituellement, on utilise un tableau pour indiquer les valeurs nutritives des aliments. Ce tableau indique, sur chaque aliment, pour une portion du produit, la quantité de protéines, glucides et lipides présentes. Des informations supplémentaires sur la teneur en sucre, graisses saturées, sel et fibres peuvent également y figurer, ainsi que sur l’apport quotidien recommandé de ces différents nutriments pour un adulte.

Faciliter le choix d’aliments favorables à la santé

Ces informations ne tiennent cependant pas compte de l’impact sur la santé de la composition des aliments. Dès lors, il est nécessaire de mettre en place des informations nutritionnelles qui encouragent le choix d’aliments favorables à la santé et qui permettent de comparer les aliments entre eux. Ces informations doivent être facilement compréhensibles, affichées sur le devant du produit et suffisamment visibles, et reposer sur des informations visuelles (logos, codes couleurs).

Une étude basée sur des achats dans un supermarché virtuel a analysé le panier d’achats de plusieurs milliers de consommateurs, en comparant les différents systèmes d’informations nutritionnelles. Les systèmes qui intègrent l’impact sur la santé permettent de choisir un panier d’aliments plus sains que l’affichage traditionnel.

Les critères d’un bon système

Dans leur rapport, des scientifiques américains ont identifié les critères d’un système d’informations nutritionnelles qui soit efficace pour promouvoir la consommation d’aliments sains:

  • Le système doit être simple (aucune connaissance avancée en nutrition ne doit être nécessaire pour le comprendre)
  • Le système doit être interprétable (il s’agit de fournir une aide à la décision plutôt que des éléments purement factuels)
  • Le système doit proposer une gradation (les aliments sont notés sur une échelle à plusieurs niveaux)
  • La mise en place du système doit être renforcée par une stratégie de communication (les symboles et couleurs doivent être instantanément identifiables)

Les variantes existantes

La plupart des systèmes efficaces utilisent des couleurs allant du vert au rouge pour indiquer si les produits sont recommandés (vert) ou à consommer avec modération (rouge). Ces indications sont parfois combinées avec celles sur l’apport nutritionnel quotidien recommandé.

La France a fait le choix de mettre en oeuvre l’indicateur Nutri-Score et les Royaume-Uni les feux tricolores. Ces deux systèmes respectent les critères mentionnés ci-dessus.

Certains pays ont fait le choix de mettre en place un logo non gradué, qui sera présent sur les produits sains uniquement, de type “aliment recommandé”. Ce type d’indicateur est considéré comme moins efficace en raison de l’absence de gradation (choix limité à “sains” et “pas sains”) et d’une éventuelle confusion avec les logos des fabricants. Comme pour les systèmes gradués, l’indicateur doit faire l’objet d’une loi et s’appliquer à tous les acteurs de l’industrie alimentaire, afin de couvrir l’entier des produits alimentaires industriels disponibles en magasin.  Les pays scandinaves utilisent par exemple le logo Keyhole depuis une dizaine d’années, mais sur une base volontaire.

Informations affichées dans les restaurants

En ce qui concerne les informations nutritionnelles affichées dans un restaurant, on peut imaginer que le nombre de calories de chaque plat soit affiché dans le menu.

Bénéfices pour la santé

Une alimentation équilibrée et diversifiée permet de réduire les risques liés au développement de maladies cardio-vasculaires, de certains cancers, de l’ostéoporose, du diabète, du surpoids et de l’obésité.

Des informations nutritionnelles facilement compréhensibles encouragent les individus à préférer des aliments sains et ainsi à respecter les recommandations en matière d’alimentation saine pour les enfants, adolescents, adultes et seniors. Selon la pyramide alimentaire suisse, il est conseillé de consommer les aliments de la pyramide dans une juste proportion. La taille d’une portion dépend du besoin énergétique de la personne qui est déterminé par sa taille, son sexe, son âge et sa pratique d’activité physique.

Eléments à prendre en compte

Lors de la mise en place d’un système d’information nutritionnelle, les éléments suivants sont à prendre en compte:

  • Définir le nombre de catégories (gradation)
  • Définir les seuils permettant de classifier les aliments dans les différentes catégories
  • Classifier les aliments selon leur teneur en en sel, en sucre, en graisses et en calories, et en option selon les additifs ajoutés et leur impact sur la santé
  • Préférer placer l’information nutritionnelle sur l’avant de l’emballage du produit plutôt que sur l’arrière
  • Appliquer le système à tous les aliments industriels
  • Tenir compte des systèmes existants dans les pays frontaliers

Contexte suisse

En Suisse, depuis mai 2017 (avec un délai transitoire de quatre ans, donc dès 2021), les fabricants ont l’obligation d’étiqueter leurs aliments conformément à l’ordonnance concernant l’information sur les denrées alimentaires (OIDAI). Les producteurs sont tenus d’indiquer sur l’emballage des produits, leur valeur énergétique, mais également leur teneur en lipides, glucides, protéines et sel. Des informations supplémentaires sur leur teneur en acides gras saturés et en sucre sont ajoutées sur la majorité des aliments. Selon cette ordonnance, les fabricants peuvent fournir des informations complémentaires non requises par la législation si elles ont pour but d’aider le consommateur à préférer des aliments sains.